lundi 16 juin 2014

Capucine l’envahisseuse





Amis du potager au naturel, bonjour !

Par ces belles journées estivales, il fait bon s’occuper du potager à la fraîcheur scintillante du petit matin pur. Ou alors le soir, quand le soleil baisse sur l’horizon étiré, et que les parfums émoustillés par la chaleur du jour montent avec sensualité. C’est selon, les goûts, et les emplois du temps…

A la jardinerie, nous aimons aller faire le tour du potager en arrivant. Les plantes rafraîchies de la nuit s’ouvrent au soleil déjà haut. La chaleur viendra vite leur faire baisser la feuille, alors, elles en profitent ! 
C’est un spectacle agréable à l’œil. A cette époque, les fanes des patates sont encore vertes, l’ail et l’oignon ne roussissent toujours pas. Le temps de les récolter approche pourtant, puisqu’ils ont été plantés fin février.
En principe, pour le début de juillet, nous allons pouvoir tresser les tiges séchées de nos bulbes potagers pour en faire des nattes bonnes à consommer durant tout l’hiver. Mais il faut attendre, puisque le temps n’est pas encore venu ! Il ne sert à rien de vouloir forcer les choses, d’arracher les bulbes au bout des tiges encore vertes. Non seulement, la récolte est moindre si elle n’est pas à maturité, mais en plus, la conservation serait salement compromise. 

Alors, on observe, on suit, mais on n’intervient pas… les premiers signes de rouille sont apparus sur les feuilles de l’ail, mais, à ce stade, ce n’est pas la peine d’essayer d’enrayer le phénomène. On laisse faire. L’échalote est un peu perdue sous la végétation de la Vitelotte qui s’est couchée dessus. Elle lance ses tiges pâles autant qu’elle le peut sur le côté. Notre potager est un peu exigu pour toutes les plantations que nous y avons faites, alors évidemment, ça se pousse un peu du coude ici et là…

Les vedettes du moment sont les courges. Des feuilles larges et drues, des fruits aux couleurs éclatantes qui se laissent apercevoir là-dessous, des promesses en formation un peu partout. La Butternut, audacieuse et impulsive, a carrément sauté le pas. Elle bondit par-dessus les rondins de bois et se jette hors de la jauge jusque sur le bitume de l’allée. Elle risque de trouver le monde plus dur hors de sa terre natale ! Mais bon, nous la laissons aller, il faut bien que les aventuriers explorent le vaste univers…

Les tomates elles aussi explosent en pousses ces temps-ci. Les fruits se forment sous les feuilles, et nous avons déjà goûté les petites tomates coktail, juteuses et charnues sous leur peau à peine craquante. Elles éclatent en bouche, joyeuses mais pas insolentes, avec la douceur de petites filles gaies sans être turbulentes. Les cerises jaunes se font attendre. Et les variétés à gros fruits demandent du temps. Ils se forment, jour après jour.

Il me tarde de voir à quoi ressemble la Brandy-Wine, cette tomate à feuilles de patates. Vous la trouverez à l’angle du potager, à côté de la pergola où s’étalent les capucines.

Ces fameuses capucines qui ne savent plus s’arrêter de pousser. Elles étaient censées préserver les autres plants des attaques des pucerons et autres chenilles. Je ne dis pas qu’elles ne le font pas ! Mais bon, pour s’acquitter de leur mission, elles montent à l’assaut de la pergola, elles rampent en lianes têtues de ci de là, elles roulent, s’enroulent et boulent partout où elles le peuvent. Une véritable cascade, irrépressible et impossible à contenir. Nous aurions scrupule à la limiter. Nous lui avons abandonné l’emplacement des fèves récoltées. Les pois luttent au travers du treillage et essaient de mettre leurs cosses gonflées hors de portée de l’ogresse insatiable. Ils ne tiendront pas longtemps, juste assez pour nous offrir les grains tendres et frais à croquer. C’est émouvant, comme une mère vous tendrait son enfant pour le mettre à l’abri du danger qui va l’emporter, elle… Et nous, insensibles à ce drame qui se joue là devant nous, nous nous contentons de tirer sur la cosse, et encore, sans ménagement, de malmener la pauvre tige de pois désespérément tendue vers nous, pour tourner le dos à tant de souffrance et aller un peu plus loin manger les pois… Quelle inhumanité, tout de même ! Enfin…  Les tomates s’élancent au dessus de la mêlée. Elles sont fortes de leurs tiges épaisses et dures. Si besoin, si le combat se faisait trop inégal, nous leur viendrions en renfort. Pas question de laisser la capucine-préserve-plantes, puisque tel était son rôle, étouffer ce qu’elle devait protéger, avant que nous ayons récolté les fruits de nos efforts ! 

Que le jardinier n’intervienne pas à tout va, soit ! Mais bon, il doit quand même rester le maître de son potager… tant que faire se peut !

Nous suivrons ce combat poignant  au jour le jour, et vous pouvez le suivre avec nous en venant visiter notre potager.

A une prochaine fois, et n’hésitez surtout pas à prendre vous aussi la main sur la marche de votre jardin.

M.Louise, en ce samedi 14 juin 2014.

lundi 2 juin 2014

Comme Garbiñe à Roland Garros...


Amis du potager au naturel bonjour !

Après la remise des prix de Jean-Michel la dernière fois, notre potager s’est pris au jeu de l’actualité. Votre jardinerie se veut partie prenante dans la marche du monde, et notre potager, intemporel par son lien à la nature, rappelle que tout est dans le tout, et qu’ici c’est partout…

Si vous ne voyez pas la logique de ce rapprochement nébuleux, rassurez-vous, moi non plus, pas trop ! Mais la formule n’est pas mal, non ?

Pour en revenir à nos oignons, vous n’avez pas pu passer à côté de l’exploit de notre jeune joueuse de tennis locale. A la jardinerie, Nathalie a tout de suite réagi à la consonance basque de cette petite « Garbiñe Muguruza ». 
Attachés que nous sommes à nos racines, une grande fierté nous a rosi la joue à cette annonce. Imaginez tout de même ! Venir à bout en deux coups de cuillère à pot de cette impressionnante Serena… 
On dit que la championne évincée va rebondir plus haut que jamais après cet affront. Qu’aiguillonnée par cet échec cuisant, elle va donner toute sa force et son énergie (et il suffit de la regarder pour comprendre que dans cette masse puissante il ne doit pas en manquer) pour montrer qu’à plus de trente ans elle est encore la meilleure. En gros, cette compétition ratée ne serait qu’un accident de parcours, une distraction de diva, et notre petite Garbiñe aurait juste eu la chance de tomber dessus… 
Peut-être, je ne suis pas du tout spécialiste et je ne m’avancerai pas. Mais bon, la loi est la même pour tous, et la compétition sportive est un condensé fulgurant de l’évolution humaine : premiers pas, apprentissage, croissance, apogée… puis déclin… et fin.
Ainsi revenons-nous à notre tout est dans le tout, vous saisissez ? Moi-même, je commence à deviner quelque chose dans le flou.
Pour rester concrets, dans notre potager aussi la compétition est rude. Il n’y a pas que sur la terre battue de Roland Garros, que les premières places sont chères. Jetez un œil sur notre carré de courges et considérez-les comme des joueuses acharnées à gagner leur place au soleil. Ah, c’est sûr, vous n’entendrez pas ici les « han ! » de la course effrénée pour renvoyer la balle fulgurante. Vous ne serez pas étourdi par les envolées des jupettes ou les danses endiablées des couettes. Non, non, non. Tout ici est lent et silencieux. La liane s’avance sous les feuilles de camouflage, elle rampe à l’assaut de l’espace vital pour capter la meilleure lumière. Entêtée elle cherche le soleil et se tourne vers sa chaleur pour en nourrir ses fruits encore en promesse. Admirez le jaune éclatant de notre première courgette de Nice. C’est un parfait petit soleil à elle seule. Suivez la course de la Butternut. En voilà une qui lance toute la fougue de sa jeunesse dans la bataille. Si notre petite Garbiñe se réincarne en légume, elle pourrait faire une jolie courge fiérote et conquérante !
Pour Serena, je la vois mieux dans la pleine puissance de la fève drue et forte. Déjà lourde de ses cosses remplies, elle en impose. Mais  à sa base les feuilles jaunissent et les premiers signes de déclin sont là, quand les tiges restent droites et vigoureuses. Et oui, le cycle inéluctable et universel…

A l’image des stars, sportives ou autres, notre coq de poulailler, j’ai nommé l’artichaut, connait les déboires de son trop grand succès. Il déploie majestueusement ses palmes, vainqueur incontesté de ce coin du potager. Rien ne semble pouvoir lui résister, il ignore la peur. Et pourtant, pourtant, juste sous ses feuilles larges et dentelées, le long des nervures rigides et dures, observez, regardez de plus près… et oui, vous les voyez, vous aussi, ces petits parasites fourbes qui viennent se nourrir à peu de frais des succès des grands gagnants de la compétition ? Vous les voyez, tous ces pucerons, ces moucherons agglutinés à qui mieux mieux pour vivre aux dépends de celui qu’ils flattent outrageusement pour mieux le dépouiller ? 
Et oui, dans le monde du spectacle, dans celui du sport, dans notre potager, partout comme ici, je vous l’avais bien dit !


Allez amis du potager, à une prochaine fois et portez-vous bien d’ici là !

Marie Louise, le 01 juin 2014

samedi 24 mai 2014

Le festival de Cannes... dans notre potager!

Les projecteurs du festival de Cannes sont encore chauds, ils viennent à peine de s’éteindre après avoir entendu le palmarès des gagnants et des déçus…

Nous aussi, nous avons décidé de rendre hommage à ce festival à notre niveau : dans notre potager naturel !
C’est vrai,  après tout, notre potager n’a rien à envier au festival de Cannes : il a aussi des stars, des acteurs, un public et nous en sommes aussi très fiers !

Nos fraises rougissent comme des jeunes filles au bord du tapis rouge, à qui leur acteur fétiche a envoyé un baiser soufflé de façon suave… La jachère germe timidement tout en restant au bord du tapis, elle se veut discrète pour l’instant mais sera bientôt candidate au prix des fleurs les plus éclatantes…




Nous devons tout de même signaler l’absence de l’hirsute (souvenez-vous, nous en avons parlé récemment dans un article, elle avait tendance à venir là où on la voulait pas !). Peut-être dissuadée par nos différentes méthodes de dissuasion donc efficaces ! Ou bien est-elle en ce moment un peu trop occupée, en effet, comme beaucoup de stars, elle préfère garder ses jeunes enfants à l’abri des flashs des paparazzis. Car il faut le dire, l’hirsute a été récemment maman, mais est très pudique, même à son proche entourage, nous, elle n’a pas fait les présentations…

Pour la remise des prix ce soir, tout le monde était sur son 31 !
Nous ne pouvons vous lister ici la liste des nominés de chaque catégorie et nous vous épargnerons dans chaque catégorie la phrase réservée aux oscars d’Hollywood : « The winner is… »

Voici le palmarès de nos primés :
fleurs de capucine...

Prix du meilleur espion : La capucine fleurit déjà afin de détecter les premiers pucerons pour pouvoir mieux les combattre, car c’est bien connu "la meilleur défense, c’est l’attaque !"




Prix de la provocation : Deux lauréats pour cette catégorie! Il était difficile de départager les fèves et les tomates "red robin" qui nous exhibent déjà les fruits tout en sachant que nous ne pouvons pas les ramasser avant de longues semaines…
Tomates "red robin"
fèves









Salades vertes et brunes





Prix d’élégance : Les salades vertes avaient mis leurs plus belles longues robes de feuilles brillantes, les salades brunes étaient encore plus élégantes dans leurs robes de soirées sombres…






Chignon d'ail
Le prix de la plus belle coiffure a été remis sans aucun doute au beau chignon des plants d’ail. Au-delà de cet aspect esthétique, grâce à cet élégant chignon, la tête d’ail ne se développera que mieux, truc et astuce à ne pas prendre à la légère.







Fleurs de plants de pomme de terre
Le prix de la meilleure interprétation féminine : la pomme de terre ! Un vrai talent : le savoir paraître. Elle veut nous faire croire que sa mise en avant est sa floraison, alors que nous savons tous que réellement, sa richesse est sous terre et promet une récolte abondante !







Élégant plant d'artichaut
Le prix de la meilleure interprétation masculine : Il a fait l’unanimité dans le jury. Très élégant et majestueux c’est bien entendu l’artichaut qui remporte ce prix ! Depuis l’angle de la parcelle il domine et garde un œil sur l’ensemble du potager, tel un coq et sa basse-cour !








Le prestigieux prix a été remis au potager pour l’ensemble de sa population et de ses acteurs ! Non seulement pour sa terre fertile et facile à travailler mais aussi pour ses promesses de récoltes abondantes !

Nous voulons aussi remercier tout le public qui nous suit, qui nous encourage et nous nous engageons à ne pas les décevoir !

 En cette veille de fête des mères nous remercions aussi comme dans les grands speechs des primés, nos parents, nos familles et tous ceux qui nous soutiennent…

En cette veille d’élections Européennes, nous aurions pu aussi espérer conquérir les pays voisins avec notre blog mais restons modestes et le festival de cannes le fera bien mieux que nous et même bien au-delà des frontières européennes ! ;-)


A bientôt dans pour des nouvelles de notre potager, tout comme au tournoi de Roland Garros qui débute demain, nous vous raconterons comment se déroule la compétition entre les différents favoris de notre grand schelem sur terre non battue mais bien fertilisée ! ;-)



Jean Michel – 24/05/14 

mardi 13 mai 2014

Ma trop fougueuse cacahuète...


Amis du potager au naturel, bonjour !

Et bienvenus aux nouveaux arrivants.

En ce dimanche bruineux, nos potagers absorbent l’humidité venue du ciel comme pain béni. Les températures commencent à être agréables, elles ont même par moment tendance à grimper en percées qui nous prendraient de court. Souvenez-vous de lundi dernier…

Quand vous rentrerez ce soir de votre sortie du dimanche, en passant par le potager, vous verrez que le temps est poussant. La végétation se développe à vue d’œil, la jeune pousse tendre s’étale presque langoureusement.

Nous regardions avec Jean-Michel vendredi dernier le développement étonnant d’une jeune crosse de fougère dans la cour de notre réception. Vous me direz, tiens, une fougeraie à la jardinerie Lafitte, pourtant si bien tenue ? Des crosses de fougère dans la jardinerie comme au plus sauvage des sous-bois du Pays-basque profond ? Oui, oui, oui… vous n’avez pas tort, nous avons quelques recoins un peu sauvages ici et là. Non, j’ai dit sauvages, pas négligés, attention ! Mais quoi ! Nous sommes une jardinerie, non ? Nous travaillons au plus près de notre mère-nature et tenons à lui laisser une place légitime chez nous. A ce propos, dans les nouvelles directives environnementales, il est préconisé de ne pas rechercher le zéro adventice dans nos cours et allées. Histoire de ne pas polluer les nappes phréatiques de pesticides agressifs. C’est dans cet esprit que nous autorisons les ronces, orties et autres fougères à coloniser discrètement notre espace. Pas par négligence, donc, qu’on se le dise !

Bien, cette justification qui en dit déjà long sur notre sentiment de culpabilité posée, revenons-en à notre crosse de fougère. Avez-vous déjà observé le phénomène ? Par des journées comme celles que nous avons aujourd’hui, prenez au petit matin à peine levé, une jeune pousse de fougère juste visible sous sa gangue moussue. Repérez-là sans vous donner trop de peine de signalisation, puisque deux heures plus tard, quand vous repassez par là, vous avez déjà devant vos yeux ébahis, une vigoureuse tige qui fait le dos rond, une crosse repliée et rebondie, une force vive et invincible qui pousse des épaules pour lancer en un ample et irrépressible mouvement sa tête vers le ciel. Il y a quelque chose de phallique, la victoire du vivant sur l’inerte, la réminiscence des naissances primitives et le fossile de l’apparition de la vie sur terre. Quelque chose de presque indécent, qui se regarde du coin de l’œil en rosissant quelque peu, quand on a une nature un peu empruntée…  Quelque chose qui nous ramène au fœtus, à l’origine et au commencement.

Plus près de notre modeste potager, l’évolution du vivant et sa lutte pour croître et embellir s’illustre dans chaque plantule. L’adversité est partout. Le papillon blanc volette autour des feuilles charnues des choux pour y déposer ses grappes d’œufs oranges bien à l’abri sous la couverture cartonneuse. Très vite, de petites chenilles voraces ramperont le long des nervures et dévoreront en l’espace de deux ou trois jours cette végétation qui paraissait pourtant difficile à entamer…


Nos petits plants de courges essaient de se maintenir avec les températures encore un peu trop basses pour eux. Ils observent un sage statuquo espérant la chaleur avant de pousser de nouvelles feuilles. Si entre-temps, une sale limace ou une fourbe loche n’est pas venue se régaler à moindre frais ! Nous déplorons ainsi la perte de notre melon diego … paix à ses cendres !



Le jardinier doit être persévérant, et sans cesse sur le métier remettre son ouvrage. Nous en serons quittes pour planter un autre melon, écornant ainsi le bénéfice de la récolte de cet investissement de départ doublé. Et oui, tout n’est pas succès au potager, loin de là !

Une qui paraissait pourtant vouée à un destin victorieux, c’était notre jeune cacahuète guerrière, souvenez-vous. Elle avait surgi de terre comme une qui va tout écraser sur son passage. Elle en était impressionnante. Résultat des courses, quand je l’ai repiquée hors de son châssis pour lui donner l’espace dont elle va avoir besoin, patatras, son grand courage s’est effondré, elle a complètement baissé les bras. Ne la voilà-t-il pas ventre à terre, misérable, à essayer de disparaître pour mieux se protéger. Pour une guerrière, elle se pose là !

Comme quoi, il ne suffit pas de démarrer trop fort pour arriver à bon port…

Qu’on se le dise !





M.Louise en ce dimanche 11 mai.
 

dimanche 27 avril 2014

La course à la pousse...

Bonjour à tous et à toutes, que vous soyez néophytes ou jardiniers confirmés, soyez les bienvenus dans notre potager au naturel.

Le marathon maraîcher
Fleurs de fèves
Cette semaine, la course à la pousse aura atteint des sommets avec l’explosion des fèves qui dévoilent discrètement leurs premières inflorescences. Non loin de là, tel un iceberg, l’arachide progresse « souterrainement » dans l’anonymat le plus total. Ail, oignon et échalote courbent la tige, les pois de toute leur hauteur prennent des allures de contorsionnistes. Dans un élan de courage, le persil se fait une place aux côtés des rangs de carottes, en jouant des épaules.

Après l’effort, le réconfort…

Pour notre plus grand plaisir, nous avons eu la chance de cueillir nos premières salades pour les déguster en bonne compagnie à l’occasion « d’un dîner presque parfait ». Les radis au début timide, arborent désormais de jolies teintes, prêts à bondir hors du sol… Il s’agit déjà de la deuxième récolte, il est impressionnant de voir à quelle vitesse ils se développent !

Les nouveaux arrivants…
plant de courge "Butternut"
Les voici, ils sont là et ont encore tout à prouver… Melon, patate douce, amour en cage, courges variées et « collection de tomates » prennent le relais pour à leur tour coloniser l’espace. Certains diront qu’il est trop tôt pour les mettre en place mais l’impatience nous guette, sachons profiter d’un rayon de soleil entre deux averses.
Dans l’attente de la progression de notre potager au naturel, je vous dis à très vite pour un nouveau chapitre !




Benoît, le 26 avril 

samedi 12 avril 2014

Entre deux...

Amis de notre potager au naturel, bonjour !

Nous sommes en ce moment dans la période transitoire entre les plantations et semis de début de printemps, et ceux qui demandent davantage de chaleur.

L’impatience nous tenaille mais nous tenons bon… Enfin c’est-à-dire que nous nous apprêtons quand même à préparer la plate-bande pour les repiquages de nos tomates déjà conquérantes dans leur châssis, des piments un peu moins fiers mais bien décidés à vivre quand-même, et autres cucurbitacées et haricots que nous allons semer directement en pleine terre. Dans le but d’aguerrir nos petites plantules avides de chaleur et bien au chaud sous les châssis depuis leur levée,  nous avons soulevé ces derniers pour acclimater leurs protégés.

Dans cette optique, nous allons bêcher de nouveau superficiellement le terrain disponible.  En effet, les intempéries ont croûté la surface du sol et l’ont rendue impropre à la bonne levée des graines à semer. Evidemment, les petites mauvaises herbes adventices ont, elles, trouvé la place à leur goût et commencent à coloniser sournoisement l’espace.

Qu’à cela ne tienne, nous aurons bien un volontaire dans la semaine pour bêcher tout ça en incorporant un peu de compost et de fumier bien décomposé. Pour le début du mois de mai,  notre potager sera ainsi totalement occupé jusqu’aux prochaines récoltes de pommes-de-terre, d’aulx et d’oignons après lesquelles nous prévoirons les semis et repiquages des plants pour l’hiver. Mais chaque chose en son temps ! Je vous dis, l’impatience nous gagne, et le bon jardinier doit veiller à laisser du temps au temps…

Après les radis, plutôt gironds mais pas tout à fait assez goûteux en raison de l’avant saison pluvieuse, nous convoitons maintenant les croquantes laitues. Leur jolie mosaïque vert tendre et brun-rouge sera fatalement mise à mal. Tant pis, cette beauté-là se mange bien…en salade, justement !

Et puis les jeunes plants de laitues du châssis sont eux-aussi prêts à être repiqués. Pour le coup, nous aurons une nouvelle mosaïque à admirer très vite. En cette saison, les plants poussent rapidement et chaque jour amène une découverte au potager. Printemps fougueux, quand tu nous tiens !

En parlant de fougue, peu de choses égalent celle des cacahuètes que Jean-Michel attend pour un prochain apéritif.

Je ne connaissais pas cette plante-là mais elle me séduit : l’arachide ne pousse pas, l’arachide surgit, elle se jette hors du sol avec la vaillance des plus valeureux combattants. Elle bondit à l’assaut, c’est une véritable guerrière…

En attendant de voir comment elle progresse, donnons-nous rendez-vous la semaine prochaine pour les nouvelles aventures de notre potager au naturel !


Marie-Louise, en ce samedi 12 avril.


lundi 7 avril 2014

Les premiers jours d'avril dans notre potager...

La belle météo de ces derniers jours a permis à notre potager de bien évoluer, nous avons été stupéfaits de la rapidité de certaines pousses. Effectivement avec la météo plus capricieuse des semaines précédentes, il nous semblait que tout stagnait, du moins que notre potager n’évoluait pas assez vite pour nous…
Par contre en quelques jours l’évolution est importante, et nous allons chaque jour dans ce potager avec une certaine impatience et curieux de voir ce qui sort de terre, si tout le monde est en pleine forme…

Commençons par les bonnes nouvelles…
Entre les rangées d’aulx nous avons planté des blettes, qui nous permettent d’occuper le sol entre les rangées et ainsi éviter le désherbage… La blette s’adapte facilement et a une pousse généreuse en peu de temps. En parlant de générosité, nous avons récolté les radis, de beaux radis bien croquants et savoureux, c’est la première récolte de notre potager et inutile de vous dire que  c’est encourageant !
A la place de ces radis nous avons planté des épinards. A la suite de légumes à racines nous allons favoriser des légumes à feuilles, cela évite un épuisement du sol et permet de meilleures récoltes, c’est ce que l’on appelle la rotation des cultures qui était aussi le principal sujet de notre atelier de jardin au naturel du mois de mars…
Dans les moins bonnes nouvelles, l’hirsute ou Isabelle ou encore les deux ont continué à faire des leurs… Nos semis de persil n’auront peut être pas un bon taux de levée, ces petites graines qui ont besoin de calme ont été quelque peu dérangées par nos félins. Nous avons mis tout autour de cet emplacement des pics en bois pour les dissuader d’entrer dans la zone à protéger, nous avons même planté des silhouettes décoratives de hérisson… Nous constatons avec fierté que nos systèmes de dissuasion ont été efficaces. Cependant nos chats ont été voir ailleurs, mais pas beaucoup plus loin… au milieu de nos fraisiers qui indépendamment de ces attaques avaient fait une très jolie pousse… Nous devrons très certainement protéger tout notre potager en peu de temps…
Nous avons constaté une autre attaque dans nos repiquages de salades, dans nos semis de tomates, très certainement des loches… dans un souci de d’écologie nous avons mis un granulé utilisable en agriculture biologique à base de ferramol qui nous permettra d’en venir à bout sans pour autant que ces herbivores morts soient nuisibles pour un éventuel hérisson qui voudrait en faire son 4h… Décidément nous sommes attaqués de partout…
Nous quitterons tout ceci sur un esprit positif, car nous avons une surprise : la vitesse de croissance de nos arachides ! Nos semis de cacahuètes lèvent en quelques jours et en une même après-midi, l’évolution de ces plantules nous surprend énormément !
Entre radis et bientôt les cacahuètes, les apéritifs semblent être assurés !
A suivre…

Jean Michel – le 06/04/14