mardi 21 juillet 2015

adieu courgettes et bonjour melons !



Bonjour à tous les suiveurs de cette chronique !

Le mois de juillet touche à sa fin.
Cette année, l'été ressemble à l'été : chaud... et surtout, sec !
Trop sec au goût des jardiniers tributaires de la pluie. Plus d'un mois maintenant sans une averse suffisamment soutenue pour bien arroser nos plates-bandes desséchées.
Les possesseurs de cuves à eau ou de puits se félicitent, s'ils ont des capacités de récupération suffisantes. Et les autres, se lamentent, ou le feront à  réception de la facture d'eau !

Nous avions oublié ces dernières années ce qu'était un été sec et chaud ! Et bien nous en avons la manifestation ces dernières semaines...

A la Jardinerie, la taille très modeste de notre potager nous permet d'en suivre l'arrosage sans devenir déraisonnables. 




En ces périodes où nous sommes sensibilisés à la bonne utilisation des ressources naturelles, on se sent un peu coupables de dispenser de l'eau pour le plaisir et l'agrément, n'est-ce pas ?

Alors, prenons une juste mesure...









Les tomates cerises ne vont pas tarder à produire leurs petits fruits.

Nous les avions repiquées tardivement, quand les variétés traditionnelles nous avaient lâchés, les bougresses !








Les aubergines promettent aussi une récolte abondante.

Quand les plants sont ainsi couverts de fruits, inutile d'espérer une seconde floraison.
Ils n'auront pas trop de toute leur ressource disponible pour mener à bien cette production ambitieuse.
Les besoins en eau sont à ce stade diminués. La végétation fera migrer l'humidité des feuilles vers les fruits. Vous récolterez de cette façon des aubergines fines et goûteuses, à condition de les cueillir à la bonne taille.




Les courgettes ont produit en abondance. la plante s'y est épuisée, les feuilles se feutrent maintenant d'oïdium, signe de déclin.

Toute chose a une fin, et il faut savoir ne pas espérer plus qu'elle ne peut...
Nous nous sommes bien régalés, il ne faut pas en attendre maintenant davantage.
Pour les amateurs acharnés, il faut prévoir des repiquages décalés, pour avoir des plants à différents stades au cours de l'été.



Les piments, eux, sont en pleine production. Et ils sont capables de le rester longtemps encore. S'ils sont abreuvés et nourris, si les températures chaudes se maintiennent, ils fleuriront encore, et donneront des piments jusqu'en automne.

Notre variété Gorria, souvenez-vous, porte des fruits allongés et coniques. Ils deviendront rouges à maturité, d'où leur nom : Gorria, rouge en basque.
Jean-Michel nous annonçait un piment doux en vert, puis piquant ensuite...
Ma foi, je ne sais pas de quel bois sont faites les papilles de notre respecté directeur.
Gorria, déjà, c'est une appellation un peu rocailleuse, rude et rustique. On sent de la vigueur et de la force dans les parages.
Ca roule et tonne comme l'orage annoncé pour bientôt, paraît-il.
Et, par le fait, ce beau piment robuste est aussi d'un goût percutant. Il chauffe en bouche. Si vous avez dans l'idée de vous en faire une belle omelette, soyez parcimonieux.
Son parfum est certes riche et chantant. Mais sa douceur se limite au toucher glissant de sa peau parfaite. 
A utiliser avec respect, donc, ce piment Gorria !
Nous allons le laisser rougir sur pied, puis nous passerons à la dégustation du produit séché. Par petites pincées, je vous prie de le croire, s'il est censé gagner encore en piquant.




Une toute autre saveur nous est promise avec ces melons déjà bien ronds.

Il y en a plusieurs, à demi cachés sous les feuilles.

Du sucré en perspective, ici, du fruité et du frais, histoire de radoucir nos papilles éprouvées par les Gorrias !





Une petite pastèque grossit elle aussi à vue d’œil, non loin de là.

Les feuilles dentelées ne la protègent pas.

Elle se livre aux regards, innocente et confiante.






En parlant d'innocence et de confiance, remisez-les au placard, si dans votre jardin, vous avez une bordure de buis :




Soyez vigilants, les dégâts sont foudroyants.
La pyrale, cette petite chenille noire, ravage.

Après une première attaque au milieu de juin, elle remet ça, sortie d'une deuxième éclosion d’œufs de papillons.

Des méthodes de lutte existent. Mais il faut agir vite !



Jardiner, c'est, beaucoup, surveiller, observer... et agir !

Profitez bien de votre été, goûtez toute la palette de ces saveurs et de ces couleurs.
Mais, je vous le dis, gardez l’œil, et le bon !

A bientôt, suiveurs de ce potager au naturel de Lafitte, et portez-vous bien !

samedi 4 juillet 2015

ABONDANCE ET PROFUSION



Amis suiveurs du potager au naturel de  Lafitte, bonjour !


Nous en sommes au plus joli moment du potager.
Les récoltes rentrent en abondance, les plantes en sont à leur meilleur développement.

Chez Lafitte, nous nous régalons à faire le tour de notre modeste potager :




Au premier plan, les achillées, hautes et légères, fleurissent gracieusement.
En arrière, toutes les plates-bandes foisonnent. Chaque jour, il y a une ou autre récolte à faire. 
Deux courgettes jaunes d'or, une poignée de concombres savoureux, des piments à pleines poignées, et quelques petits fruits pour récompenser la peine du jardinier.





Courgettes et concombres s'entremêlent anarchiquement.
Les fruits de concombre rampent au milieu de cette opulence.
Si les longues courgettes vertes, et plus facilement encore, les jaunes, se repèrent facilement, les concombres demandent plus d'attention pour se laisser débusquer.
Quand ils sont  trop gros, ils deviennent moins goûteux.
Notre recherche est fructueuse chaque jour.
C'est une petite joie à chaque fois, saine et simple, de revenir du potager, les mains remplies.






Les plants de piment Gorria sont magnifiques. Les piments sont coniques, luisants, bien charnus et très goûteux, avec une pointe de piquant très agréable, sans être agressive.














A leur côté, les plants d'aubergine sont impressionnants !

Je n'en ai jamais vus d'aussi vigoureux.

Ils ont abondamment fleuri, et les fruits se forment maintenant.










Une autre promesse se profile ici, avec les deux pieds de melons parsemés de fleurs eux aussi.

les petites étoiles jaunes vont en principe donner autant de melons !

Je laisse venir, sans chercher à sélectionner.
Choisir, c'est renoncer, dit-on justement.
Et là, je n'ai pas l'intention de nous priver de tous ces melons frais et juteux.





Ma petite ligne de haricots verts trace son sillon.
La levée a été rapide, par ces chaleurs, et bien régulière, sans trop de manquants.
Les premières feuilles s'étalent avec volupté, largement.
C'est autre chose qu'une triste enfilade de tiges borgnes, par temps froids, n'est-ce pas ?

Remarquez, ces jours derniers, le froid, on a un peu oublié ce que c'était !


Nous sommes en été, que voulez-vous, il faut bien que le soleil se fasse sentir !




Un rescapé des haricots à rames de l'année dernière.
Une graine tombée au sol et oubliée là, surgie à la belle saison.
Nous l'avons ramée sur un tuteur spiralée à tomates, puisque cette année, nous n'avions pas de pied de maïs à lui proposer.







Les tuteurs à tomates, finalement, nous n'en avions plus trop l'usage...



Je les avais pourtant bien installées, ces petites tomates, à l'emplacement actuel de ma ligne de haricots.

Elles avaient parfaitement démarré. Je les avais académiquement épamprées.
A la fin du mois de juin, déjà, alors que les fruits commençaient à se former, patatras !!! Adieu mes tomates... vérolées de mildiou !
Mince alors... Nous ne sommes pas adeptes des traitements chimiques à outrance, à la jardinerie.
Nous avons préféré renoncer, à défaut d'avoir à choisir, cette fois-ci.

Pour ne pas vous mettre dans l’œil une image déprimante, nous avons fait disparaître toutes les traces de cette désolation. Inutile de se lamenter sur un échec cuisant. Repartons sur des bases assainies :




A l'angle droit, le plus ensoleillé, trois tomates cerises ont été repiquées.

Ces variétés à petits fruits, sont très rapides en production, et plus résistantes aux maladies fatales aux espèces traditionnelles.

C'est agréable, aussi, de picorer ces petites tomates cerises.
Il faudra bien nous y conformer de toutes façons !





Notre potager est à sa pleine maturité. 
Il est richement nourri, et abondamment arrosé tous les jours, par l'un ou l'autre de nos collègues, très attentifs à la bonne conduite de nos cultures.

D'autres, très attentifs à nos cultures aussi, ce sont les moineaux de la jardinerie.
Ils surveillent l'activité, histoire de voir de quoi sera fait leur ordinaire du jour.
Je n'ai même pas eu le temps de vous prendre une photo de mes salades repiquées dans la semaine.
Elles ont été dévorées jusqu'au trognon le lendemain même !








C'était là, si vous voulez bien me croire sur parole, puisqu'il est trop tard pour que je puisse vous le montrer en image.

Plus une seule ! Ca alors...
vertes ou rouges, toutes mes laitues ont disparu !

Je n'avais pas installé de dispositif effarouchement.
Trop tard, maintenant.

Plutôt que de retenter les petits diables ailés, j'ai préféré m'orienter vers autre chose, toujours dans l'idée de ne pas me complaire dans l'échec.

Au pied de la pergola, j'ai semé un mélange de fleurs en jachère. Ca donnera de la couleur, du mouvement, de la gaieté.
Ca attirera ensuite les pucerons et autres mouchettes, détournées ainsi des plants de légumes tout proches.

Dans quelques jours, mon carré dévasté se regarnira, et cette triste scène de désastre deviendra joli pré fleuri.



C'est important, dans un potager, de cultiver les pensées positives. On jardine pour se faire du bien, avant tout. Alors, en plus de nos fruits et légumes, cultivons aussi notre plaisir.



Je vous laisse ici pour ce samedi soir, amis suiveurs de ce blog, et vous souhaite sincèrement de trouver dans votre potager la source de tous ces petits bonheurs à cueillir tout frais !

jeudi 11 juin 2015

DÉBUT JUIN ARDENT



Amis du potager au naturel Lafitte, bonjour !

Nous nous plaignions de la fraîcheur de fin mai. Et bien, en ce début juin, jeudi dernier en particulier, nous avons été servis en chaleur, n'est-ce pas ?

A part ces petites pointes à plus de 35 degrés un peu extrêmes, la température s'est joliment installée autour des 25. C'est bien agréable, et c'est surtout tellement bienvenu pour notre petit potager !

Regardez comme il prospère, en peu de jours :




Voyez ces choux magnifiques, n'ont-ils pas doublé en moins de deux semaines ?

C'est une plante gratifiante, le choux, rustique et gratifiante.

D'abord, en coloris, ça change, ce bleu grisé, surtout quand la rosée en perles roule dessus, n'est-ce pas ?
Et cette matière, épaisse, solide et craquante, ça sent la paysannerie profonde !





Ce choux couvre son pied en un rien de temps. 
Repiqué à une quarantaine de centimètres d'intervalle, il vous épargne le binage des mauvaises herbes, en se déployant largement pour couvrir la terre sous lui.
A partir de là, le seul souci reste la vigilance aux attaques des chenilles dévoreuses, issues des œufs pondus par ces gracieux papillons blancs.
Ces derniers jours, ils volettent de partout, vous les avez sûrement remarqués, dansant gaiement au soleil.

Méfiez-vous, ce petit ballet doit vous alerter. Très vite, des amas d’œufs oranges groupés au dos des feuilles cartonnées vont donner naissance à autant de chenilles vertes . En quelques jours, ces hordes de chenilles affamées vont déchiqueter les feuilles pourtant dures, et les ramener à un triste spectre de nervures désolées.
La lutte mécanique est possible, si le champ d'action est restreint, où votre temps large !
Sinon, une pulvérisation d'insecticide biologique, tôt le matin ou tard le soir, sur la feuille sèche, est à prévoir au plus vite...





Mes courgettes et autres concombres ne boudent pas leur plaisir de prendre ce soleil enfin là !

Les fleurs sont poussées par les fruits en formation en pied de la plante, sous la corolle des feuilles protectrices.








Je vous parlais la dernière fois de l'épamprage des gourmands de tomate. 
Ces gourmands sont les jeunes pousses qui arrivent à l'intersection des tiges annexes et du pied principal.
Vous la voyez, cette petite rouée, plus foncée ?
Si on la laisse aller, elle prendra ses aises, et poussera, beaucoup plus vigoureusement que les rameaux à fruits, mobilisés eux par la construction de la tomate en devenir.
pas de fleurs sur ces gourmands, et une implantation sans gêne. 
Là encore, veillez, sans ça, vos pieds de tomate ne pourront pas fructifier !




Ici, je voulais vous montrer mon myrtillier en fruits.
C'est un arbuste plein de charme, le myrtillier. Son port est altier, sans arrogance.
Ses fleurs délicates et parfumées.
Ses fruits, violines, et succulents.
La coloration de son feuillage d'automne est riche et profonde.
Et le bois, lisse, doux à suivre du doigt.
Tout est plaisir dans cette myrtille, je vous le dis !




Allez, je vous laisse ici, je suis un peu prise par le temps.

Bientôt, les haricots, à germer en quelques jours par cette ambiance chaude et humide à souhait.
Les averses d'hier et d'aujourd'hui furent un bienfait.
Votre potager va s'élancer, suivez-le !

samedi 23 mai 2015

FIN MAI FRISQUET



Amis du potager au naturel, bonjour !




Je vous l'annonçais, nous avons rafraîchi totalement notre potager.
Après avoir tels les barbares nordiques des temps anciens fait une razzia sans pitié sur toutes les récoltes de culture hivernale, nous décidions de croire aux beaux jours revenus.

Ca, c'était début mai, souvenez-vous. Ce dimanche à plus de trente degrés.
Ca semble loin, n'est-ce pas ?
Ces jours derniers, les températures ne décollent pas. La végétation marque le pas.

Notre petit potager est abrité des vents mauvais, gentiment niché contre le rayon bois.
Il profite des rayons du soleil quand ils se présentent. Aussi, il n'a pas mauvaise allure, et les plants installés en début de mois ont bien prospéré déjà.




La courgette fleurit. Nous en avons deux variétés, une longue verte, la plus traditionnelle, et l'autre, la ronde jaune, pour sa belle couleur tonique.

Entre ces deux plants, le concombre commence à ramper.

La place réservée à ces trois là est suffisante, je vais le laisser courir sur le sol.
Sinon, il supporte d'être tuteuré, à condition de bien soulager les branches porteuses de fruits.




Le plant de melon, pourtant vite sensible à la fraîcheur de l'air, profite de l'abri de sa situation.

Il se déploie bien, en larges feuilles bien vertes.

Avec les deux installés là, nous devrions pouvoir déguster une demi-douzaine de melons, si tout va bien, cet été...








Les seuls rescapés de nos cultures hivernales, les poireaux et les carottes, seront bientôt prêts à être consommés pour les carottes, et repiqués pour les poireaux.

C'est une culture de longue haleine, le poireau !
Entre le semis et le repiquage, il lui faut déjà, quatre à cinq mois.
Ensuite, suivant la saison, deux autres pour se construire sous terre des fûts dignes de ce nom.

Non, vraiment, le poireau, ça ne se décide pas du jour au lendemain. Vous comprenez mieux les prix sur les étals de vos rayons légumes frais !




Cette année, par suite des commentaires de l'année dernière sur notre potager un peu en fouillis, nous avons opté pour des repiquages en lignes.
pas tout à fait droites non plus, ces lignes, nous sommes à la jardinerie Lafitte, souvenez-vous !
Un peu de fantaisie se glisse un peu partout chez nous, et, si nous sommes rigoureux, nous n'en devenons pas rigides !
Ici à gauche, les piments locaux, Gorria.
Doux en verts et piquants à maturité, d'après Jean-Michel. Nous ferons en direct cette intéressante expérience...




Mon petit coin préféré, la culture vivrière par excellence, les choux, céleris et salades.

Colorés, vite venus, ce sont les plants de prédilection des jardiniers amateurs.
Peu de risques d'être déçus, une évolution rapide, des récoltes pratiquement assurées.

Notez cet élégant camaïeu de verts, tendres ou profonds, bleutés ou dorés.
Pour trancher, une planche de feuilles de chêne rouges. Avec cette rapidité de pousse, le coin sera bien vite garni, et le travail de désherbage inutile. Toujours appréciable, ça, de ne pas avoir à tirer l'herbette mauvaise, n'est-ce pas ?



Aux pieds de nos tuteurs métalliques spiralés, les tomates cœur de bœuf.

En plants, cette variété est toujours un peu malingre, presque chétive.
En culture, elle se développe très vite, prend de la force jour après jour, et vous la voyez ici déjà bien fournie, quand elle n'a que deux semaines de pleine terre.
Ces fruits sont très gros, imaginez un cœur de bœuf ! Ca laisse rêveur, non ?


Voilà, notre potager est installé pour l'été. Il faut veiller maintenant à prévenir les attaques des limaces, autres prédatrices discrètes mais ravageuses.  Puis, ce seront les chenilles et autres pucerons qui entreront en lice.

Un vrai petit combat à mener, une vigilance de tous les jours.
Mais, au bout, de la couleur et de la saveur.

Hauts les cœurs, le soleil finira bien par retrouver son ardeur, et nous restituer a nôtre, un peu rafraîchie ces temps-ci.

Je vous laisse là pour aujourd'hui, et vous retrouverai bientôt pour épamprer nos tomates et les dresser autour des spirales de leur tuteur.

A bientôt !

dimanche 10 mai 2015

saison estivale



Amis du potager au naturel de Lafitte, bonjour !


Il fait chaud, n'est-ce pas ?
La saison a pris tournure estivale, résolument !

Bien loin les cultures hivernales, fèves et autres oignons..
Ces grosses chaleurs accélèrent leur fin. L'oïdium blanchâtre s'invite sur les feuilles des pois, la rouille recouvre le feuillage de l'ail.



Les têtes ne sont pas encore mûres pour être conservées tout l'hiver après arrachage et séchage.
Cependant, cette rouille des feuilles va descendre dans les gousses.
Plutôt que de laisser le mal se propager, nous avons décidé de sauver la récolte.
D'arracher notre ail encore frais, et de le manger !
Ainsi, il ne se perdra pas...
C'est bon aussi, une petite omelette à l'"aillet", ou alors une fraîche salade parsemée d'ail finement haché. 
A la jardinerie, nous sommes une bonne vingtaine. Je vous prie de croire que la distribution a été vit réglée !

Dans la lancée, nous avons aussi déterré l'oignon, histoire de satisfaire les palais amateurs de davantage de douceur. Et, là encore, il s'en est trouvés sans difficultés !



En arrière plan, les fèves effondrées par suite de la mini tourmente d'une des fins de semaines passées gisaient, les cosses offertes sans défense à notre convoitise attisée :



Allez, allez, avons-nous collégialement décidé, celles-ci aussi, mangeons-les !
C'est vrai, après-tout, nous n'allions pas garder ces seules rescapées de notre razzia...
Ma foi, les cosses étaient bien remplies, et les graines tendres et craquantes.
Ramon en particulier, grand amateur de fèves devant l'éternel, s'en est fait une bonne assiettée.
Ainsi, rien ne s'est perdu. C'aurait été dommage de laisser gâcher ces récoltes de fin d'hiver, si longues à venir.

Pas d'inquiétude, à la Jardinerie Lafitte, rien ne se perd. Il se trouve toujours preneur pour tout ce qui se mange !



Les radis n'ont pas fait un pli. Nous les avions laissés un peu trop grossir, mais bon...
Seuls rescapés de ce dernier samedi, le rang de carottes, et celui de plants de poireaux.
Le puits à petits fruits reste en place, lui aussi.
Le myrtillier a cette année pris de l'ampleur. Il semblait renâcler à démarrer, jusque là, mais là, ça y est, le voilà parti !
C'est le framboisier qui fait grise mine maintenant. Je l'ai débarrassé de ses gourmands, dernièrement.
Je me demande si je ne l'ai pas un peu trop secoué, ce faisant.
Parfois, nos entreprises jardinières sont trop audacieuses, on dirait.
Et bien, si ce petit framboisier malmené déclare forfait, je le remplacerai, et voilà tout ! Pas trop de sensiblerie, le potager au naturel suit les lois de la nature, justement, et la nature n'est pas toujours tendre. Elle est même souvent rude, à dire vrai, n'est-ce pas ?




Notre parc à aromatiques est devenu propriété exclusive de la menthe envahisseuse.

Cédric y voit la promesse de beaucoup de "mojitos" à déguster, au plus chaud de l'été.

Par ces journées, comme celle d'aujourd'hui, où le grand soleil se fait écrasant, trop autoritaire dans sa toute puissance.

Le potager au naturel de Lafitte a pris ses atours d'été, maintenant.
Les tomates et piments sont repiqués.
A ma prochaine chronique, je vous les montrerai.

En attendant, maintenez-vous au frais, prenez le soleil quand il se laisse faire sans rudesse, et gardez en tête que la nature ne s'apprivoise pas toujours. Qu'il faut s'incliner devant sa toute puissance et ses brusqueries, parfois.

A plus tard, amis du potager au naturel, et portez-vous bien jusque là. Et au delà...

jeudi 23 avril 2015

FÊTE DU TRAVAILLEUR ET CELLE DU JARDINIER





Suiveurs du potager au naturel de Lafitte, bonjour !

Nous approchons des deux fins de semaines du début mai.
Avec cette année deux ponts, la perspective de trois journées à chaque fois à consacrer à votre potager.

A la jardinerie, nous nous préparons à vous offrir le plus large choix de plants de légumes et de fleurs :






Nous savons votre impatience de garnir vos plates-bandes, vos balcons et terrasses.
C'est bien naturel, ce sursaut de vitalité printanier.

Si vous êtes le jardinier passionné, vous êtes forcément sensible à cette ambiance de renouveau.
Le cycle des saisons redémarre, la végétation s'élance partout, les chatons volettent dans l'air et les bourgeons verdissent les ramilles dans les bosquets alentours.





La nature ne se trompe pas.
Fiez-vous à elle.

Accompagnez de votre côté cet élan.

les belles journées d'avril nous ont tous appelés au jardin.

les travaux de nettoyage, de préparation du sol, l'apport de fumure, toutes ces tâches recommencées chaque année donnent le bon signal.







Chez vous aussi, tous à vos bêches !
N'hésitez pas, retournez, fendez, émiettez !

la terre aime à être travaillée. les mottes n'attendent que d'être triturées, les sols bouleversés aimablement vous rendront votre peine au centuple...

laissez-vous gagner par cette joie simple et profonde, cette satisfaction saine de communier avec les éléments, de retrouver ce contact indispensable à vos essentiels.

Quand vous jardinez, vous retrouvez le primitif en vous. Celui-là même que nos civilisations modernes et un peu trop sophistiquées vous ont fait perdre de vue.

L'essentiel est là, dans ce contact avec la terre-mère.
Et la gratification est au bout de ce chemin là :





Le plant, la fleur, le fruit, la graine, et de nouveau, le plant....


Toujours, le même recommencement, et à chaque nouveau cycle de vie, la chance d'un nouvel épanouissement.


Pensez-y...

lundi 20 avril 2015

LA GRELE A FRAPPE !




Amis du potager au naturel, bonjour !


Vous l'avez sûrement constaté chez vous ou pas loin,  l'adversité a montré le bout de son nez :





C'était samedi après-midi.
Ici, la photo ne rend pas l'impression réelle. A la jardinerie, une courte averse de gros grêlons s'est abattue, cinq minutes d'un tintamarre assourdissant.
Quelques feuilles tendres ont bien sûr accusé le coup.

Je venais de désherber mon carré d'oignon :









Vous voyez ces jolis iris fièrement dressés ?

Et ces larges feuilles de fèves innocemment déployées ?









En bout de rang, ces mêmes fèves sont plus miteuses.

L'hiver rigoureux a eu raison de ces plants sans doute davantage exposés.

Eux, avant la grêle, ils avaient déjà abdiqué.

je les arracherai, puisque de toute façon, ils ne donneront rien.
Les cosses s'allongent déjà, juste à côté.







Les petits semis tracent bien le rang maintenant.

Là aussi, il va falloir intervenir, pour éclaircir.

regardez le myrtillier en fleur;

A ses côtés, le framboisier repart comme l'année dernière en gourmands.
ces pousses parasites, à enlever, très vite, pour ne pas épuiser la ressource de la plante porteuse de fruits.




les blessures de la grêle se verront dans les jours prochains. Là, le spectacle des feuilles déchiquetées est déjà parlant.
les impacts se manifesteront vite. Un bon suivi de la culture, arrosage et apport d'engrais dès le redémarrage de végétation, aideront à passer ce mauvais cap.
Ainsi va le destin du jardinier. des heures de travail parfois saccagées en quelques minutes...
mais bon, nous savons repartir, remettre sur le métier la saine ouvrage, et nourrir l'espoir des recommencements après ces coups d'arrêt intempestifs.





Il va être temps d'installer les plantations estivales.
Diverses salades, aromatiques, puis tomates, piments et autres cucurbitacées.

la chaleur gagne. les journées de beau temps, le soleil pénètre bien les premières couches du sol.
Allez, nous allons pouvoir nous lancer, maintenant, et redonner à notre petit potager meilleure allure.

A la jardinerie, nous sommes fin prêts. les tablettes débordent de jeunes et beaux plants à repiquer.

Tous à vos binettes, et à bientôt pour un potager reparti à l'assaut après cette petite adversité de samedi...