mardi 9 février 2016

PERIPETIES A LA JARDINERIE



Bonjour à tous les suiveurs de notre Potager au naturel de chez Lafitte !

Je viens vous tenir au courant des derniers développements de notre potager.
Vous le savez, nous n'avons pas renoncé à ce petit coin de nature au fond de notre pépinière...

Nous le préparons, pour le moment. 
Voyez plutôt :

 


ET LE CRIC FIT CRAC !!



Je vous raconte notre péripétie de la matinée, ici, à la jardinerie.

Vous le savez, ou pas, nous sommes en travaux depuis une bonne semaine.
Nous refaisons le revêtement de la pépinière. Nous avons détruit les jauges en bois, ces grandes jardinières remplies de terreau où nous présentions notre choix de plantes à vendre.




 

Nos équipes de Lafitte Paysages sont parfaitement outillées pour ce genre de travaux d'envergure.











Le démontage des jauges a été rondement mené. Les rondins de bordure empilés en petits tas, rapatriés pour recyclage, attendaient sagement.

Le réverbère sentait venir la marée mauvaise.

Nous l'avons lui aussi conservé, pour éventuel usage ultérieur.

Je vous le dis, Lafitte et Agorreta, même combat !






A grands coups de pelleteuse, le travail avance bien vite.

Notez cette coquette muraille de Chine version Laffitesque, rondement alignée le long du périmètre en chantier.








Dans la jauge dédiée au potager naturel, les fèves et petits-pois fleuris, délicats et touchants dans leur vulnérabilité, n'ont pas ému grand monde.
Ils ont suivi le train en marche...


Ce matin, à mon arrivée, je constatai une petite curiosité, une anomalie, une incongruité :
Notre petit élévateur maison, un engin un peu ancien, semblait en mauvaise posture.
Il était seul, au fond de la pépinière, embourbé dans un endroit gravillonné. Mince...
En principe, notre élévateur dort dans la réception, à l'arrière du magasin. Il en sort pour décharger les camions venus nous livrer de la marchandise.
Il n'a pas grand chose à faire dans la pépinière, même en chantier...
Quelle aventure l'avait mené jusque là ? Quelle distraction, quel détournement de fonction ?
Inutile de vouloir creuser la question. Mieux valait garder les forces pour creuser... sous la machine, le gravillon méchamment amoncelé sous le carénage massif.
La bête est lourde, plus de deux tonnes au garrot. 
Avec deux ou trois collègues jeunes et vigoureux, pourtant, nous ne sommes pas parvenus à le sortir de là.
Nous avons bien essayé de le hisser avec le cric de notre fourgon.
Nous comptions sur cette jolie dalle bétonnée pour nous servir d'appui.
Le fait est, la dalle a tenu. 
Le cric, lui, a fait... crac !!
Bien...
Le tractage par le fourgon maison n'a rien donné de mieux.
Les environs étant minés par des zones gravillonnées, fourbes et traîtresses, nous étions un peu empêchés dans nos mouvements.
Finalement, nous nous sommes résignés à demander un prompt renfort.
En la personne d'un remorqueur de belle corpulence :
Je ne vous dis pas la manœuvre pour introduire ce monstre dans notre petite pépinière !
Nous avons la particularité chez Lafitte d'avoir une réception exiguë.
 Demandez au premier livreur arrivé chez nous ce qu'il en pense ! Nous partageons notre cour arrière avec les établissements Labruquère. L'aire de réception marchandise ressemble à un sas, long et étroit, où il faut louvoyer entre les fourgons, les palettes et autres obstacles de toutes sortes et tous gabarits.
Les portails ne sont pas excessivement larges, eux non plus. Remarquez, depuis le passage du remorqueur de ce matin, l'un deux a pris un bon  mètre d'ouverture supplémentaire... Bah ! ça nous fera l'occasion d'en mettre un neuf, celui-ci datait un peu...

Imaginez donc, ce remorqueur imposant, cet éléphant arrivé dans un magasin de porcelaines...
Le chauffeur, adroit, certes, était perplexe. Le  gaillard chevelu et barbu à la droite sur cette photo se voyait mal engagé dans cette galère... Un agacement grandissant le gagnait. Il en devenait nerveux.
Avec l'équipage gouverné entre ses mains, nous aussi, nous devenions nerveux, et passablement inquiets !
Nos collaborateurs à pieds esquivaient comme ils le pouvaient la grosse mécanique en marche.
Finalement, le remorqueur fut rendu sain et sauf, sans faire de victimes collatérales sur la scène du délit :


Le grutier avait repris ses nerfs. Avec maestria, il accrocha délicatement notre élévateur en péril, le souleva avec douceur, et le hissa sur la terre ferme.
Une opération respectueuse, et émouvante.
Nous assistâmes à l'opération, le cœur serré de voir notre  vieil engin en si mauvaise posture.
Plus de peur que de mal au final.
L'élévateur a retrouvé son logis, sain et sauf.
Les grutiers sont rentrés dans leur repaire, prêts à ressortir pour une autre intervention de sauvetage.
Et nous, nous nous sommes divertis sur notre lieu de travail, encore une fois.
A la jardinerie Lafitte, chaque jour est une petite fête !

jeudi 24 décembre 2015

LE POTAGER QUITTE LA SCENE



Bonjour à tous les suiveurs de notre potager au naturel !







En cette période de fêtes de fin d'année, je viens à vous avec une nouvelle un peu triste...
Je sais, on ne devrait pas être triste, le jour d'un réveillon de Noël. Pardonnez mon décalage.

Notre potager ne passera pas le printemps. Nos petites plantations, nos fèves généreuses, nos plants d'ail, toutes ces promesses seront avortées. Quel dommage...

Mais bon, allez, je ne veux pas vous laisser plus longtemps dans cette tristesse. Toutes ces destructions sont pour la bonne cause.

Nous allons réaménager notre pépinière, avant le prochain printemps. Ca, c'est une bonne nouvelle, n'est-ce pas ?
Nous allons avoir une surface toute neuve, toute lisse, pour mieux vous présenter notre gamme de végétaux. 
Si vous connaissez notre jardinerie, vous déplorez comme nous les quelques nids de poule où les roues de nos chariots se bloquent si désagréablement.
Et bien, ce sera fini ! Vous pousserez votre chariot garni comme sur du velours ! Quel changement bienvenu, n'est-ce pas ?

Tout ça est prévu sur février.  Nous connaîtrons ensemble une période de chantier, comme nous en avons déjà eues à la jardinerie. Ça bouge chez Lafitte !
Notre petit potager fera les frais de ce projet. On ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs !

Je vous fais donc pour la seconde fois mes adieux, après ceux de l'automne.
Nous sommes ici comme les grandes divas, qui disent adieu sur scène, puis reviennent.

Peut-être vous présenteront nous un autre potager, différemment, nous y réfléchissons.

Merci de nous avoir suivis durant ces deux années. Nous avons été heureux de vous accompagner dans vos travaux potagers.
Rassurez-vous, nous serons toujours là pour vous conseiller utilement.
Vous viendrez à nous dans de meilleurs conditions, et notre offre sera plus attractive encore.

Nous vous attendons avec plaisir, et vous souhaitons de passer de très bonnes fêtes de fin d'année !





dimanche 15 novembre 2015

UN DIMANCHE CHEZ LAFITTE




Suiveurs de ce blog du potager au naturel de Lafitte, bonjour !

Ces jours sont frappés de l'horreur d'attaques terroristes abominables. La violence aveugle, la folie terrifiante, le drame sans rime ni raison pour des victimes absolument innocentes et tombées sous le coup d'un arbitraire impossible à comprendre.

Pourtant, pour la plupart d'entre nous, le saisissement  passé, nous reprenons le cours de nos vies sans y changer grand chose. Et cela doit être ainsi, sans doute. Même si l’égoïsme individuel  se cache mal derrière les revendications justes de ne pas plier sous la menace injustifiable.

Nous ne sommes pas là pour polémiquer sur les enjeux et conséquences de ces actualités. Nous n'en avons pas la compétence, et encore moins la science.
Nous partageons l'affliction de ceux dont la vie s'est brisée vendredi soir, de loin, parce-que la nature humaine s'émeut difficilement de ce qui ne la frappe pas dans sa chair.
La conscience collective est alertée,pourtant, et l'expectative en éveil.

Chez Lafitte, ce magnifique dimanche fait suite à un magnifique samedi.

Je  vous montre en titre le ciel, hier soir, vu depuis le bureau de la jardinerie.
Je vous en parlais dans mon dernier article. Ce mois de novembre est un véritable et fantastique régal, pour qui veut bien se donner la peine de lever les yeux, simplement.






Notre potager se porte à merveille. Il profite à plein des bienfaits de cette arrière saison si clémente.
Notre dispositif anti-moineaux n'est pas totalement efficace. Ces sales oiseaux continuent d'écharper les feuilles tendres de nos pois à peine sortis de terre.
 Les mouvements des scintillants les dérangent à peine ! 
derrière, les fèves, plus dures et moins appétissantes, ignorent cette souffrance pourtant toute proche.
C'est la dure loi du potager, où chacun mène son propre combat, sans prendre garde à la difficulté de son voisin.

Nous connaissons dans tous les secteurs de la jardinerie, ces côtoiements tragi-comiques.
L'un se débat dans les affres du doute et de l'inquiétude inconfortable, quand l'autre poursuit sa tâche sans y prêter attention, ni offrir assistance, évidemment !
Pas par indifférence ou méchanceté, loin de nous ces vilenies... non, non, juste par ignorance, manque d'attention coupable... mais pas responsable !

Cette après-midi, une illustration parlante de ces décalages nous a intéressés.
Je vous raconte :

Nous avions entrepris de remplacer les pots plantés de pittosporums placés de part et d'autre de l'entrée de la jardinerie.
Nous avons choisi de présenter une fort jolie variété de véronique, à port compact, d'un coloris vert grisé. Quand vous viendrez, vous vous rendrez compte par vous-mêmes.

Nous acheminions les nouveaux contenants garnis de leurs plantes à travers la serre. Notre convoi était trop large pour passer entre les caisses, et sortir, par la sortie, donc.
Nous nous présentions à l'entrée du magasin, à contre-sens, pour arriver sur le parking.





Je vous situe ici la scène de "l'évènement" du jour;

Arrivant sur le site, nous voyons une jeune femme, nourrisson dans les bras, et landau encombrant devant elle.
Elle a poussé le landau sous les languettes rouges, en direction de la porte vitrée, et essaie de se faufiler dans le tourniquet à contre-sens.
Faisant ainsi fi de notre écriteau interdisant le passage dans ces conditions.

C'est une jeune femme au demeurant charmante,  encombrée, penaude d'être prise en défaut, mais bien décidée semble-t-il à mener son projet à terme, à savoir, sortir par l'entrée.
Mon collègue, dont je tairai le nom pour ne pas offusquer rétrospectivement une sensibilité sur le moment défaillante, s'approche de la délictueuse, et lui enjoint de rebrousser chemin. Il joint le geste à la parole, en ramenant le landau du bon côté de la barrière.

La jeune femme s’exécute,  son bébé toujours dans les bras, et s'éloigne dans le magasin, guidant tant bien que mal son landau vide.

Mon collègue, inébranlable, corseté dans le sentiment d'avoir fait son devoir, d'avoir fait preuve, en ces temps où l'on fustige le manque de fermeté de nos dirigeants politiques, d'une rigueur exemplaire dans l'application des bonnes règles de circulation de la jardinerie, s'apprête à déplacer le tourniquet, pour que nous puissions sortir, avec notre convoi volumineux.

L'incongru de la situation lui saute alors aux yeux. Nous allons faire en toute impunité et en nous donnant largement les moyens de le réaliser confortablement, ce qu'il a interdit une minute avant de façon inflexible, totalement hermétique à la détresse d'une pauvre jeune maman en peine.
Confus et rattrapé par une fine sensibilité dont il est pourtant coutumier, il n'ose pas s'avancer sur le parking, au risque d'y croiser la jeune mère dûment sortie... par la sortie, elle !

Nous attendons, partagés entre rires et désolation.

Et qui voyons-nous se présenter à l'entrée, pour le coup ?
Notre jeune maman, toujours lestée de son nourrisson, et poussant devant elle son landau vide...
Ca alors, elle revient...
Le tourniquet devant elle est largement ouvert, offrant un passage on ne peut plus commode. Elle pourrait y passer sans encombre.

Nous attendons toujours, avec nos plantes en pots sur la palette, que le passage se dégage.
La jeune mère va passer, pensons-nous, elle a du oublier quelque chose et elle revient le chercher. Bien.
Là, la scène devient étrange, surréaliste, incompréhensible à notre entendement :
La cliente glisse le landau sous les plaquettes rouges. Elle tient toujours son enfant dans les bras, et manœuvre difficilement. Elle contourne le pilier métallique, revient en arrière, tire d'un côté, pousse de l'autre.

Interloqués, nous la regardons faire, s'empêtrer, quand elle pourrait royalement utiliser l'accès proposé.

Pour finir, elle rebrousse chemin, et ressort... par l'entrée !

Nous sommes dubitatifs, partagés entre rires et questionnements devant un si étrange comportement.
Renonçant à trouver le fin mot de l'histoire, nous nous occupons finalement de remplacer nos pots, commentant sans avancer dans la résolution de l'énigme cette étrange affaire.

Nous aurons tout de même l'explication un moment plus tard. Notre troisième collègue, préposée en ce dimanche à l'accueil, a recueilli les doléances de notre intrigante jeune femme.

En fait, elle avait fait une première "entrée" avant notre arrivée sur les lieux. Son bébé était alors installé sur le landau. Elle avait fait passer ce landau sous les languettes rouges.
Après coup, elle se demandait si l'une de ces languettes n'avait pas heurté la tête de son enfant. Et s'inquiétait, bien légitimement, n'est-ce pas ?
Nous l'avions vue lors d'un deuxième passage, où elle voulait s'assurer que son inquiétude n'était pas fondée, à savoir que les languettes n'avaient pas pu heurter le front de son bébé assis dans le landau. Ne voulant pas risquer un nouveau coup, elle faisait son "test" avec le landau vide, son tout petit dans les bras.

Sous ce nouvel éclairage évidemment, l'affaire prenait une tournure bien plus claire, et l'inquiétude maternelle de la jeune femme méritait respect et compassion.
Quand de notre point de vue ignorant nous n'éprouvions qu'étonnement amusé et incompréhension.

Ainsi vont parfois les choses. Mal éclairées, elles nous trompent et nous réagissons de façon totalement inappropriée.

Au final, le bébé se porte tout à fait bien, La maman est rassurée, et nous aussi.

Bonne fin de dimanche à vous, et ouvrez bien les yeux sur les motivations de vos contemporains. ca aide à comprendre, souvent...






dimanche 8 novembre 2015

ETE DE LA SAINT MARTIN




Amis du potager au naturel de Lafitte, bonjour !

Nous vivons des journées magnifiques. Les cieux nous régalent matin et soir de couleurs fantastiques. Des roses doux, des ors fulgurants, des rouges incendiaires, irisations évanescentes, spectacles incomparables à la portée de tous ceux qui veulent bien lever les yeux.
La beauté nous est offerte en grâce, en cette arrière saison exceptionnelle.

A la jardinerie, le travailleur en extérieur respire avec gratitude cette douceur inattendue.
Hier et aujourd'hui, à la mi-journée, nous dépassions les trente degrés au soleil !
Difficile de se croire à la bientôt mi-novembre...
Réjouissons-nous simplement, et savourons ces bienfaits comme un véritable cadeau.

Nos bulbes potagers planté il y a quinze jours à peine, ont bondi hors des sillons.







Petit-pois, fèves, aulx et échalotes sont déjà sortis de terre. La levée est très rapide, stimulée par ces températures élevées. J'ai distribué de l'engrais organique, en plus de celui que nous avions enfoui avant le bêchage.
Il faudrait que les plantules durcissent avant les froids. Sans cela, les jeunes pousses risquent d'accuser le coup...
Souvenez-vous, l'année dernière, ce fût exactement le même parcours. Départ en flèche, puis, à la première gelée, les tendres feuilles des fèves avaient ployé lamentablement, au point de compromettre la future formation des cosses à graines.

Nous verrons bien ce qu'il adviendra cet hiver. Nous ne pouvons de toute façon pas y changer grand chose, n'est-ce pas ?




Le haricot ressemé en solitaire au pied de la pergola mature ses cosses, dans les rayons de soleil qui l'éclaire comme un vitrail végétal. Il était arrivé tard en saison. Je ne suis pas sûre que tout le monde parvienne à bon port. Nous récolterons ce qui peut l'être, bien contents déjà de cette aubaine !

D'autres, contents aussi d'une aubaine inespérée, ce sont les moineaux de la jardinerie. Une petite volée de quelques volatiles insolents et sans-gênes. les impudents ont repéré nos sillons de pois, tendres et craquants.
Ils s'en sont régalés, les bougres !

Vite, vite, j'ai mis en place un dispositif d'effarouchement. Assez succinct et artisanal, il devrait quand-même suffire à éloigner les moineaux intrépides.




Nom d'un chien, nous n'allons tout de même pas abandonner nos pois si facilement !

A la jardinerie, nous apprécions par contre la compagnie des rouge-gorges. Il y en a au moins deux, que nous reconnaissons. Nous les appelons indifféremment Sreubiss. Ne me demandez pas pourquoi, ça nous est venu comme ça.

Nos deux chattes, Isabelle et l'Hirsute, les surveillent de près. 





Vous imaginez bien la traque patiente de ces deux félins qui n'ont rien de particulier à faire pour mieux occuper leurs journées !

Nos Sreubiss s'en tirent, pour le moment.
Ainsi va la vie dans le potager au naturel de Lafitte. 
Les pois tentent les oiseaux, qui tentent les chats.

Les chats nous tentent, nous essayons de les approcher, mais n'y arrivons pas.

Une boucle jamais tout à fait bouclée, une spirale ouverte sur des recommencements têtus et rassurants.

Je vous laisse ici, en ce dimanche après-midi.
Il fait bon travailler dehors. ne vous en privez pas. faites provision de bonnes sensations.

A bientôt !

samedi 17 octobre 2015

SAMEDI AU POTAGER




Bonsoir !

Nous voici à la fin d'une bien agréable après-midi d'octobre.
Le petit matin frais nous a rosi les joues, puis, le soleil est venu doucement nous prendre par les épaules.
Le redoux a été notable en début d'après-midi.

Nous avons, comme prévu ce matin, jardiné. 
Je vous livre ici en images le résultat de la journée :



Nous partions d'une aire salement enherbée.

Dans un premier temps, il fallait débarrasser le potager de toutes ces adventices.

Un bon binage, quelques brouettées de saletés à débarrasser, et nous avions une aire à peu près nettoyée, prête à être sommairement labourée.








Pour favoriser la vie dans notre potager, nous avons au préalable incorporé de la bonne fumure organique.
Épandue en surface, étalée, il a suffi de l'enfouir au moment du bêchage.
Nous avons utilisé cette fourche biologique, conçue pour travailler sans peine, et assurer une bonne aération de la couche superficielle du sol.
Un outil simple et performant, comme nous les aimons.





A l'issue de cette opération, notre potager ressemblait un peu à un champ de mines.
Les mottes de terre retournées s’érigeaient en un labour dressé pas très engageant.















Un bon ratissage s'imposait.
Ce deuxième passage permettait de casser les mottes agglomérées, de niveler en surface, et d'enlever le plus gros des débris végétaux restés sur place.

Nous n'avons pas cherché à atteindre la perfection. 
Si de votre côté, vous êtes plus minutieux, vous pouvez espérer un lit de semence plus fin et régulier, en multipliant les passages de râteau.





La préparation du sol terminée, cela devient un véritable plaisir.
Choisir les bulbes et graines à implanter, décider de leur positionnement, s'imaginer les sillons et les carrés.

Se projeter dans un avenir parfait...
Il sera bien temps si besoin plus tard de déchanter !







Nous avons comme prévu semé fèves et pois, planté aulx et échalotes.

Cette année, pour changer, j'ai privilégié les carrés aux lignes.
Une petite fantaisie de jardinier.
Une vision différente de notre potager, histoire de varier les paysages de la jardinerie.










Les sillons refermés, il n'y a plus qu'à attendre.
Notre désherbage sommaire va nécessiter un suivi assidu.
La mauvaise herbe ne demande pas mieux que de reprendre racine à la première occasion.

Nous sommes là, nous veillons.









Le potager au naturel de Lafitte a repris son service.
Nous sommes contents de notre journée de jardinage. Quelques clients passant par là se sont intéresses à notre activité. ce sera pour eux et nous l'occasion de comparer l'avancée de nos cultures respectives, et d'échanger quelques trucs et conseils, toujours bienvenus entre amateurs.

Nous aurons plaisir à vous faire suivre comme les années précédentes l'évolution de notre potager.
Nous aurons plaisir aussi à vous accueillir à la jardinerie, si vous voulez voir par vous-mêmes où nous en sommes.

A bientôt, amis du potager au naturel, et passez un bon dimanche, au jardin ou ailleurs.

INDISPENSABLE POTAGER





Amis du potager au naturel de Lafitte, bonjour !


Je vous avais fait mes adieux jusqu'au printemps prochain, la dernière fois.
Nous avions décidé de mettre notre potager au vert durant l'hiver, de le laisser au repos.






Au vert, il s'y est mis, en effet, notre potager... mais pas au bon !
J'avais ensemencé en colza fourrager, dans l'intention d'utiliser cette culture en engrais, vert.
Mon entreprise n'a pas eu le résultat escompté, mais alors là, pas du tout ! Ca arrive, parfois, trop souvent, n'est-ce pas ?
Tout bon jardinier connait ces déboires. On met ses espoirs en terre, et, à la levée, un tapis de mauvaises herbes vient les contrarier.
A la jardinerie, notre potager a été envahi d'adventices insolentes. De colza, point, pas un seul pied, rien ! Mince alors...

Certains plants de fraisiers issus de mon carré détruit ont raciné par là au milieu. A voir la taille des feuilles, le terrain est riche, de tout ce fumier que nous y avons enfoui dans le courant de la saison précédente.
Aussi, nous sommes-nous dit en concertation collégiale, ce sol est encore plein de ressource. Il n'a pas besoin de plus de repos. 
Et notre potager ainsi abandonné fait peine à regarder. 








Les derniers zinnias élevés et les cosmos gracieux sont encore en fleur, au pied de la pergola.













Les plants de piments Gorria portent encore des fruits.

Nous avons confectionné des tresses colorées pour l'hiver.
Elles sont suspendues dans notre salle de vie.

Un ou autre petits matins frais comme ces derniers jours vont faire durcir les derniers piments.
Je vais arracher ces pieds, maintenant.
En arrière plan, grimpé sur la seconde pergola, vous apercevez le haricot à rames.
Il est chargé de cosses longues. je vais les laisser mûrir encore, avant de les cueillir.






Le puits de petits-fruits est totalement négligé, lui aussi.
Une bonne taille, un désherbage et un surfaçage en terreau lui rendront meilleure mine.

les alysses à son pied lui font une fraise délicate. je vais les laisser en place, puisqu'ils y sont si bien.









La journée se prête aux travaux en extérieur. Le petit matin frais va s'adoucir du soleil. les températures remontent, après ce petit coup de collier désagréable et soudain.

Je vais m'équiper, nettoyer notre potager, et préparer la plate-bande pour planter les bulbes maraîchers d'hiver : aulx, oignons et échalotes.  je vais aussi semer fèves et pois.

Jean-Michel en tient pour repiquer des choux et des salades. Nous sommes un peu trop avancés en saison pour qu'ils puissent donner grand chose, maintenant. Peut-être à la faveur d'une belle arrière-saison ?

Allez, allez, comme il dirait, ne nous laissons pas impressionner par un semblant de gelée et deux frimas. Ayons la foi, et remettons-nous au service de la réhabilitation de notre potager au naturel.

Chez Lafitte, nous avons connu d'autres périodes mollettes, et, jusqu'ici, nous avons toujours su rebondir.
Cette fois encore, notre projet renaîtra, et prospérera !

A bientôt, donc, suiveurs de notre potager, puisque l'impatience de gratter la terre nous a ramenés à notre si sympathique petit potager.

samedi 5 septembre 2015

LE POTAGER AU REPOS



Suiveurs de notre potager au naturel, bonjour !

Après les récoltes des courges et piments, notre potager s'est vidé.

Pour respecter le temps de repos végétatif nécessaire au sol, nous allons pour cet hiver ensemencer en jachère.
Nous respecterons ainsi l'indispensable assolement triennal, nécessaire à la régénération du terrain.
Dans les potagers, cet assolement se pratique par rotation sur les différentes parcelles, ou plutôt carrés, nous ne sommes pas dans les grandes cultures de plein champ !

Il convient de garder un tiers de votre terrain sans culture sur une saison, de façon à pouvoir y revenir dans de bonnes conditions ensuite.

A la jardinerie, notre potager est petit. Et nos ambitions grandes. Nous avons cultivé l'ensemble de la place dédiée au potager, ces deux dernières années.

Cet hiver, repos total, donc.
Nous avons ensemencé en colza fourrager, pour restituer au sol ses réserves.

La culture sera enfouie et contribuera par sa décomposition à réactiver la vie microbienne des premières couches.

Renonçons donc pour un temps à cultiver, accordons le bénéfice d'un temps de repos à notre potager.

Nous nous retrouverons au printemps, et repartirons ainsi d'un meilleur pied, de nous être reposés tout l'hiver.

Si une brûlante actualité ne nous réunit pas d'ici là, passez tous une excellente fin d'année, respectez vous aussi ce temps de repos réparateur.


L'hiver est un temps bien agréable en intérieur, aussi. Profitez-en, et retrouvons-nous au prochain printemps.

merci à tous de votre fidélité, et à bientôt en ces pages !